[sur la photo: Ashley (à gauche), Olivia Charette (au milieu) et Laurie Pellerin (à droite)]

Pleins feux sur la relève entrepreneuriale avec Ashley Belleau-Dame

 

Cette semaine, on vous présente Ashley Belleau-Dame, franchisée de la division Go Gazon dans la région de Gatineau Ouest et Val-des-Monts. Elle est à sa première année d’exploitation de sa franchise, et étudiante à temps plein à l’université en sciences de la santé. Disciplinée, à l’écoute, découvrez dans cette 12e édition de notre série d’articles le quotidien d’Ashley et le regard qu’elle porte sur le leadership au féminin.

1. Qu’aimerais-tu faire dans la vie plus tard ?

C’est sûr que j’aimerais toujours être entrepreneure, peu importe le domaine, mais je dirais que les cosmétiques, ça m’intéresse beaucoup. Je pense que je vais élargir mes horizons, et aller vers des choses différentes parce que j’aime le changement. Je n’ai encore rien de précis en tête en ce moment, mais je sais que ce sera en affaires et dans un domaine dynamique, qui bouge.

2. Que fais-tu pour te garder motivé ?

C’est vraiment la discipline qui fait la différence. C’est bien d’être motivé ! On a un but, on a tous des objectifs, mais pour me lever chaque matin, et aller faire du porte-à-porte, je pense que ça prend plus de la discipline qu’autre chose.

C’est de se dire, il faut que ça se fasse et de le faire. Ensuite, il faut essayer de trouver du fun au travail parce que si je ne m’amusais pas, je ne sais pas pourquoi je le ferais. Pour ça, il faut organiser des concours et prendre du café avec nos représentants. Je pense que ce sont des manières pour moi de me motiver.

3. Qui admires-tu ? As-tu des mentors ? Qui est ton modèle ? Pourquoi ?

Je dirais que ce sont plus mes parents, car ils travaillent beaucoup. Je sais qu’ils réussissent bien, ils me donnent de bons conseils et ils savent ce qu’ils veulent faire dans la vie. Sinon dans l’entreprise, si je vois qu’il y a quelqu’un qui a bien réussi, c’est sûr que je vais aller poser des questions. Mais je prends un peu toutes les idées, ensuite, je me forge ma propre opinion avec ça. Sinon dans le monde des affaires, j’aime bien Lise Watier dans le domaine des cosmétiques parce qu’elle est partie de rien. Finalement, elle a bâti un empire aujourd’hui, et c’est vraiment beau de voir ce qu’elle a fait.

4. Qu’est-ce qui t’inspire dans la vie à te lever le matin ?

Manger ! Ma faim ! (rires). Sinon, j’aime ce que je fais, donc c’est sûr que je vais me lever si j’ai ma journée planifiée.

5. Qu’est-ce qui t’a mené en entrepreneuriat ?

Au début, je m’en allais en médecine, santé, sciences. Ensuite, je me suis rendue compte que finalement, ce n’était peut-être pas ça qui m’interpellait le plus dans la vie. Donc j’ai essayé de regarder pas mal de choses, pas mal de domaines. Je suis le genre de personne qui s’intéresse à tout. Ce n’est pas que je suis passionnée de tout, mais j’ai pensé à l’entrepreneuriat et je me suis dit que c’est quand même un moyen pour moi de toucher à tout. Je me suis donc essayée dans le projet, juste pour voir si j’étais bonne, si j’aimais ça, et si c’était quelque chose que je peux considérer plus tard dans ma vie. Je pense que j’ai trouvé ma voie.

6. Comment vois-tu le leadership au féminin ?

C’est un peu difficile de se faire prendre au sérieux quand tu fais face à beaucoup d’hommes qui ont un ego assez élevé. L’affaire c’est qu’il faut juste avoir un ego comme eux aussi. Il ne faut pas que tu dises que je suis une femme, mon Dieu, il faudrait que je parle tout doucement. Il faut simplement que tu agisses intelligemment et prendre de bonnes décisions. Ce n’est pas sorcier, car je pense être capable et avoir une tête sur les épaules. De plus, je suis plus proche de mes émotions, en même temps plus près des gens, ce qui facilite parfois ma prise de décisions. Mais il faut vraiment mettre les pieds à terre plus souvent, surtout si tu es une fille qui mesure 5 pieds 1, donc c’est sûr qu’il faut s’affirmer quand il le faut.

Peux-tu nous parler du dynamisme entrepreneurial féminin à Gatineau ?

Ce n’est pas super présent parce qu’on n’est pas Montréal ni à Québec, on n’est pas une grande Métropole. À Ottawa, les gens sont plus axés sur les études que l’entrepreneuriat. Je te dirais que ce n’est pas encore super élaboré ni connu, mais ça s’en vient tranquillement. J’entends des filles qui veulent se bâtir des entreprises et je trouve ça vraiment cool.

7. Comment fais-tu pour te démarquer ?

Je pense que c’est d’être présente, d’avoir une voix, dire tout le temps son opinion et de ne pas avoir peur de lancer ses idées, et de discuter avec les autres. Il faut faire sa place dans ce domaine-là. C’est justement d’avoir de la discipline chaque jour, de ne pas baisser les bras et trouver des solutions à des problèmes rapidement.

8. Comment fais-tu pour garder tes employés motivés ?

C’est d’être présente, ce n’est pas nécessaire que ce soit sur les travaux, mais aussi dans leurs vies. Il faut que tu sois toujours en constante communication avec eux, que ce soit par texte, par téléphone pour leur dire qu’ils sont bons, s’il y a des choses à améliorer. C’est vraiment la communication, je pense parce que si tu ne communiques pas avec ton employé, tu ne sais pas comment il se sent, il ne sait pas comment tu te sens, ça ne marche pas. Donc c’est comme ça que tu peux les garder motivés. Il faut qu’il sache que tu es là pour eux, s’ils ont des questions, ils n’auront pas de problèmes.

9. Quels sont tes outils préférés pour demeurer organisée et productive ?

Ma tête ! On dirait que tout est dans mon agenda Gmail, mais tout est dans ma tête aussi. Je pourrais vivre sans mon agenda. Tout est plus organisé dedans, mais c’est vraiment ma tête. Je pense à cent mille à l’heure chaque jour de ce que j’ai besoin de faire, mais c’est sûr que même si je mettais tout cela sur papier ou électronique, c’est pareil.

10. Quel est ton truc pour clore une vente ?

C’est d’enchaîner rapidement avec le dépôt, dans le fond toujours demander l’argent. Il faut avoir une bonne conversation avec le client au début, il ne faut pas avoir peur de prendre le temps de parler avec lui. Une fois qu’on s’entend un peu sur ce qu’il veut, tu enchaînes rapidement : ça prend un dépôt de 25 %. C’est assez rapide.

11. Qu’est-ce que tu aimes le plus du projet de franchise ?

Je pense que ce que j’aime le plus, c’est l’esprit d’équipe dans l’entreprise. Je trouve cool que tout le monde s’aide et il n’y a pas de jugement. Tout le monde peut aller poser des questions à n’importe qui, le monde va être là pour t’aider, je trouve ça cool. Il n’y a pas de questions niaiseuses et c’est vraiment le fun d’avoir ça. Les mentors aussi sont toujours présents, tu vas les appeler, il n’y aura pas de problèmes. Je peux appeler mon coach à 3 h du matin, je suis certain qu’il répondrait, c’est vraiment cool.

Ashley avec ses collègues chez Résidencia/GoGazon

12. À part l’école, comment et par quel moyen continues-tu d’apprendre ?

Je m’intéresse toujours un peu à tout. Chaque fois que je vois quelque chose qui m’intéresse, mais je ne sais pas ce que c’est, je pose toujours des questions sur tout et n’importe quoi dans la vie, que ça soit le sport, etc. Peu importe, j’essaie de m’informer le plus possible sur n’importe quel sujet, comme ça, c’est facile de discuter avec les gens. Il suffit de poser des questions et d’être curieux.

13. Si tu avais un livre ou une mémoire à écrire sur ta vie, quel en serait le titre ?

Ô mon Dieu ! Il m’arrive tout le temps des affaires qui n’arrivent jamais aux autres, donc ça serait quelque chose du genre : « Une fille pas ordinaire ».

14. Quels sont tes conseils pour les autres jeunes femmes qui veulent aller en entrepreneuriat comme toi ?

Je dirais de ne pas avoir peur parce que souvent on a peur de se faire discriminer justement par des hommes, mais il faut prendre sa place. Des fois, il faut être plus ferme pour se faire comprendre et faire entendre sa voix. Il ne faut pas avoir peur des conséquences parce que si tu sais à 100 % que tu as raison, et que ce que tu dis en vaut la peine, les gens vont finir par t’écouter même si tu es une femme.

www.soyezentrepreneur.ca

Regroupant plus de 125 franchises partout au Québec, le projet de Qualité Étudiants, Vitres.Net et Go Gazon forment, depuis maintenant plus de 20 ans, la nouvelle génération d’entrepreneurs. Un système de coaching personnalisé, plus d’une centaine d’heures de formation en classe et sur le terrain et une identité de marque forte reconnue partout en province font de ce projet une expérience qui a changé la vie de plus de 1500 jeunes.